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Pourquoi une leçon par jour fonctionne, et pas quatre heures le dimanche

L'espacement bat le volume, et la raison n'est pas la motivation. C'est que l'oubli fait partie du fonctionnement de la mémoire.

Le réflexe, quand on apprend quelque chose, est de bloquer une longue séance. Dimanche après-midi, quatre heures, du vrai travail. Ça a l'air sérieux. C'est aussi à peu près la façon la moins efficace d'utiliser quatre heures.

L'oubli n'est pas l'ennemi

Une notion revue juste avant de l'avoir oubliée se retient bien plus longtemps qu'une notion revue alors qu'elle est encore fraîche. C'est l'effort de rappel qui travaille — donc l'écart entre deux séances n'est pas un coût à réduire, c'est le mécanisme.

Quatre heures d'affilée ne laissent aucun écart. Vous terminez avec le sentiment très net d'avoir compris, et presque rien ne survit à la semaine.

Une journée est un bon écart

Vingt-quatre heures, c'est assez long pour que le rappel demande un effort réel, et assez court pour ne pas avoir perdu le fil. C'est aussi le seul intervalle qu'on tient sans agenda, parce qu'il s'accroche à quelque chose qui se répète déjà : le réveil.

  • Une leçon terminée vaut mieux que trois commencées.
  • L'écart fait le travail que vous ne sentez pas.
  • Une régularité tenable vaut mieux qu'un planning admirable.

Ce que ça implique dans l'app

urPath donne une leçon par jour, sans moyen d'avaler la suite. C'est une contrainte délibérée et non une fonctionnalité manquante : un programme qu'on finirait en un week-end serait un programme lu, pas appris.

Le rappel du matin existe pour la même raison, et il se coupe programme par programme — celui que vous menez à terme et celui commencé dans un élan ne méritent pas la même sonnerie.

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